Trail des Glaisins, Megève et le Team Soquet Sport à la fête.
Par la rédaction, le 09/04/2013
En dehors du sport, tous deux sont connus pour être cousins germains et en même temps les meilleurs amis du monde, demeurant dans ce Haut Val-d’Arly qu’ils chérissent tant. Lorsqu’ils épinglent un dossard, ils partagent alors la même passion pour la course de montagne et le ski-alpinisme, endossant les fameuses couleurs orange du Team Socquet Sport, issu du magasin éponyme ayant pignon sur rue dans le très chic village Megévan. Enfin, ils font encore les beaux jours de La Foulée d’Annemasse.
Ils, ce sont Guillaume Fontaine, 35 ans et Jérémie Gachet, 34 ans, qu’on observe très rarement en trail si ce n’est sur le mythique Bélier à La Clusaz où ils font souvent un tabac, en particulier le premier qui l’a ajouté à son tableau de chasse en 2006 et 2012. C’est que les deux lascars sont avant tout de redoutables coureurs de montagne, écumant les podiums dans leur département, Guillaume ayant d’ailleurs été sélectionné à trois reprises dans l’équipe nationale pour les Mondiaux de 2001, 2002 et 2011.
Samedi, ils auront tout bonnement maté les trailers même si leurs dauphins Clovis Dalban-Moreynas (Team Adidas), 26 ans, et Mathieu Pasero (Team Technicien du Sport Seynod), 25 ans, auront opposé une farouche résistance. Sur un parcours d’une grande variété, ces deux montagnards auront accompli en effet des merveilles. Robustes en montée, agiles en descente, ils firent également parler la poudre sur les portions planes grâce à leur excellente pointe de vitesse (sur 10km, 30’14 pour Guillaume, 32’59 pour Jérémie).
Démonstration
Sur le 29km pimenté par plus de 1500m de dénivelée, G. Fontaine aura largement dominé les débats. Talonné par C. Dalban-Moreynas, il prit très rapidement les devants au moment d’emprunter le monotrace bordant le Fier. La suite fut un long fleuve tranquille pour ce Normand de souche qui se permit le luxe de modérer son allure dans l’interminable descente de Lachat, encombrée de chausse-trapes. Si bien qu’au pont de Dingy (km16,5), terme de la dégringolade, l’écart entre les deux hommes n’excéda pas les 15’’. Le coup de collier que donna Fontaine dans la seconde et dernière rampe, au coeur du Veyrier, accentuera encore un peu plus son avance. Mais ce ne fut rien au regard de l’épilogue où il fit un véritable festival, effaçant de près de 3’ le record 2012 de Christophe Assailly. Afin de pouvoir partir en vacances, il manquera hélas le rendez-vous fatidique des France de montagne du 2 juin. Un état d’esprit qui atteste bien du caractère loisir qu’il consent désormais à la compétition, accordant la priorité à sa famille et à la gestion de son gîte.