"pas trop de vision à long terme sur ma carrière de trailer"
Comment avais-tu préparé cette échéance ? Au sortir de ma victoire sur la SaintéLyon, je me suis blessé au genou. Cela a gâché toute ma première partie de saison. Je n’ai pu reprendre sérieusement l’entraînement qu’au mois d’août dernier. J’ai fait 2-3 mois à bloc, en visant les Templiers comme objectif principal. J’ai passé pas mal d’heures à courir, j’ai fait des sorties de 7h-8h, des grosses semaines à 25 heures. Même qu’à la fin de ma prépa, je n’en pouvais plus, j’avais vraiment hâte de m’exprimer en course ! J’ai dû faire une dizaine de courses avant les Templiers, plutôt de format court, d’une vingtaine de kilomètres (ndlr :dont une 3e place sur la Skyrhune - A LIRE ICI). J’ai aussi varié le type d’effort, entre trail et course sur route, notamment un 15km tout plat où j’ai voulu travailler ma vitesse, à 18,5km/h de moyenne. Ces deux victoires de prestige vont-elles modifier ton « plan de carrière » sur trail ? Je ne crois pas, non. Je vis au Pays Basque, je me contente de faire des courses autour de chez moi, dans ma région. Aller dans les Alpes, ou ailleurs, c’est de suite de gros déplacements, des frais, l’absence de chez moi, me priver de ma famille… Cela ne me motive pas trop en fait. C’est pour cela que je n’ai pas trop de vision à long terme sur ma carrière de trailer. Et la seule fois où j’ai essayé de prévoir une saison, je me suis « pété », alors… Luc Beurnaux - Photo Gilles Reboisson