Pour la 3
ème édition, le
TMV (Trail Mauves en Vert) a accueilli près de 1 366 coureurs, les courses de 19 km / 300 m D+, de 56 km / 1 300 m D+ et le relais affichaient complets.
La Loire Atlantique a son trail avec un ratio distance / dénivelé qui tient le… sentier !
L’attrait du point pour les courses de l’UTMB ajouté à la satisfaction des coureurs des éditions précédentes en font un trail national, avec pas moins de 32 départements et 10 nationalités représentés !
Les coteaux du bord de Loire associés aux coulées en sous-bois accidentés, aux passages dans les vignes et dans de nombreux manoirs et châteaux offrent aux concurrents un parcours varié avec son lot de passages techniques.
Un 56km /1300 m D+ relevé
Le 56km présentait au départ un plateau conséquent avec pour favoris
Guillaume Beauxis,
Matthieu Bourguignon,
Sébastien Sauleau et
Jean-Louis Lechat double vainqueur !
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Dès la partie Thouaréenne du parcours, le groupe de favoris se détache, avec un trailer novice en invité surprise,
Mathias Jaulin. Il faut attendre les premiers monotraces et l’entrée dans la 1
ère coulée pour voir les choses sérieuses commencées.
« Qui a dit que c’était plat. Bien entendu, rien à voir avec le relief des Alpes et Le Beaufortain par exemple, mais les relances sont permanentes et les monotraces pas si roulantes que ça. Chez nous c’est la mer, et ici c’est la Loire, mais mis à part la salinité de l’eau, nous avons retrouvé un type de circuit qui nous convenait à merveille : des paysages variés, des vues imprenables, des bosses qui vous coupent le souffle, tout cela dans une ambiance très conviviale. » nous livrent l’équipe BREST L’ATTITUDE TRAIL.
Les montées et descentes techniques s’enchainent ce qui permet à
Mathias Jaulin de s’échapper. Pas de pause au ravitaillement étoilé de Saint Méen dont profiteront plus la masse des coureurs du 56KM, il continue et grimpe en tête sur la terrasse du Château de Clermont, ancienne demeure du regretté Louis de Funès. A ses trousses,
Guillaume Beauxis coince sur un terrain inhabituel pour lui, et est rejoint par l’espagnol
Alberto Perez Rodriguez. Après une succession de côtes et panoramas imprenables sur la Loire, le futur vainqueur arrive au pied du mur : une côte à 35% en haut duquel des bénévoles ne ménagent pas leurs encouragements. Un dernier passage en surplomb de la Loire avant de dévaler au pied du Pont de Mauves. C’est en grand vainqueur que
Mathias Jaulin franchit la ligne d’arrivée dans le temps record de 4h26 !
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L’équipe en trio ART NORMANDIE revient sur leur course
« En haut de la vigne, premier passager dans le parc d'un château. Ceux-ci vont se succéder tout au long de la journée avec des vues panoramiques sur la Loire...Les sous-bois et les monotraces se succèdent dans un paysage magnifique. Le fait d'être en trio permet d'échanger sur les vues et les châteaux et de se motiver mutuellement. Les prochains ravitaillements que nous passons sont dignes d'un trois étoiles avec des bénévoles ayant un grand sourire. C'est la première fois que nous voyons des ravito aussi pantagruel. Les derniers kilomètres sont exceptionnels avec plusieurs vues sur la loire et cette montée à deux kilomètres de l'arrivée où il faut s'arracher de cette cote en se hissant à l'aide d'une corde démontre que l'organisation ne nous épargne ».
Côté féminine, la tarbaise
Julia Sajoux Beauxis a dominé de bout en bout la course. Après sa 3
ème place à Saint Lary, elle continue sa progression sur les distances longues et signe sa 1
ère victoire.
La corse
Bénédicte Bourgeais et
Anne Douteau complètent le podium féminin.
390 coureurs, en solo ou en trio, plus les 96 équipes en relais, vont terminer ce 56KM et gagner avec fierté le maillot finisher avec le sourire aux lèvres et ce sentiment partagé quant à l’attrait du parcours «
Nous surplombons régulièrement la Loire, paysage époustouflant qui fait oublier les petites douleurs ».
Succès populaire sur le 19 km.
Cette "courte" distance voit la victoire de
Christophe Airiau devant 700 partants. Chez les femmes, une bagarre de haute lutte a eu lieu avec
Gaelle Quenderf,
Delphine Etourneux,
Cécile Phung et
Morgane Triballier.
Finalement
Cécile Phung s’impose après avoir souffert dans le mur, comme en témoigne Gaëlle
« Mais c’est une côte interminable qui nous attend, pour moi la plus longue et la plus difficile. La dernière grosse côte était attendue avec un peu d’appréhension. Cordes indispensables pour atteindre le sommet, c’est technique et épuisant mais les coureurs s’encouragent, c’est l’esprit trail. Les jambes qui piquent… Belle récompense un kilomètre plus loin, un vue panoramique magnifique sur la Loire ! »
Xavier Graindorge