Dès samedi, les 30 équipes de raideurs devront faire preuve d’une grande polyvalence (canöé, VTT, canyon, ..) mais aussi ne pas perdre inutilement du temps sur l’épreuve d’observation sous-marine disposée à l’issue du canyon marin.
Grande nouveauté : cette année, les habituels trios (2 raideurs en course + 1 assistant remplaçant) seront confrontés aux équipes de quatre raideurs (+ 1 assistant non coureur) qui marquent le retour des « grosses » équipes composées obligatoirement d’une féminine, format utilisé dans les premières éditions du Corsica et devenu la règle sur les manches de Coupe du Monde.
Le Corsica Raid sera par ailleurs le support de la finale du circuit européen : l’Adventure Race Euroseries, de quoi internationaliser un peu plus un peloton déjà cosmopolite. A peine remis de sa victoire sur le « Réunion d’Aventures » le Québecois Yves Billodeau sera de nouveau sur la brèche en compagnie de ses coéquipiers du team Quechua Franck Gorry, Sandrine Monier et Christophe Faure (tous bien frais). Chez Vibram Lafuma, on retrouvera un « zoreille » présent sur l’île Bourbon, la semaine dernière mais contraint à l’abandon. Le Savoyard Manu Lang aura à cœur d’offrir une revanche aux « oranges » en compagnie d’Elisabeth Revol, Guillaume Sarti et Hervé Simon. Ces deux favoris sur le papier devront se méfier des vainqueurs 2011 (les Espagnols de Catraid), mais aussi des deux équipes tchèques de Czar Berghaus, ou celles d’Opavanet Salomon, habituées du circuit mondial.
Le danger pourrait aussi venir des équipes à trois qui pourront régulièrement mettre au repos l’un des leurs. Au premier rang de celles-ci, les militaires de GMPA viendront sans doute avec un autre objectif que celui de remporter leur catégorie, sans oublier les équipes insulaires, toujours à l’aise dans leur contrée. Après deux premières journées en bord de mer, ponctuées d’aller-retours vers les hauteurs, le trail nocturne entre Evisa et Calacuccia sera certainement un premier juge de paix. Et si les écarts ne sont pas faits, l’ascension du Monte Cintu devrait faire le grand ménage, avant que les deux derniers jours à Borgo puis Calvi ne condamnent ceux qui se laisseraient aller à un coupable relâchement. On en salive d’avance...
Luc Micoud