Le bureau fédéral, réuni à titre exceptionnel ce mardi 7 avril en conséquence de la crise sanitaire mondiale, a choisi de suspendre jusqu’à fin juillet l’ensemble des compétitions nationales, avec pour objectif de proposer une saison athlétique courant d’août à fin octobre si les conditions sanitaires le permettent.
Différentes mesures d’accompagnement des clubs sont, par ailleurs, actuellement en cours de discussion.
Nous annoncions en fin de semaine le report des Championnats de France de course en montagne au dimanche 27 septembre 2020 à Dévoluy (prévus le 14 juin) et ceux de Trail le dimanche 4 Octobre 2020 à Gap - A LIRE ICI.
Plusieurs décisions importantes sont à retenir du bureau fédéral exceptionnel qui s’est tenu par visioconférence, ce mardi matin :
Calendrier des compétitions
Toutes les compétitions nationales sont suspendues jusqu’à fin juillet. S’il reste envisageable que la sortie du confinement permette une reprise de la pratique sportive avant cette date, un retour trop rapide des compétitions pourrait entraîner un grand nombre de blessures. Le bureau fédéral a pu prendre cette décision suite aux recommandations de la Commission médicale de la FFA.
sortie du confinement encore à l’étude par les autorités, précise André Giraud, président de la FFA. Mais cela ne nous empêche pas de pouvoir anticiper en prenant certaines décisions, grâce notamment aux recommandations fournies par le Ministère des Sports et le Comité national olympique et sportif français, avec qui nous sommes en contact permanent. Les compétitions nationales, qu’il s’agisse des différents championnats de France, meetings ou courses running, sont donc suspendues jusqu’à la fin du mois de juillet. Sur le plan des compétitions régionales et départementales en revanche, nous avons la volonté de laisser à chaque territoire la liberté de prendre les initiatives qu’il souhaite, dès lors que les conditions sanitaires le permettront. Certaines zones pourront peut-être reprendre une activité avant d’autres, en fonction des annonces faites par les autorités, et auront donc la possibilité d’organiser des rassemblements locaux. »
Sur le plan de relance post-crise sanitaire
La Fédération Française d’Athlétisme travaille d’ores et déjà à l’élaboration d’un plan d’action de sortie de crise sanitaire, avec pour volonté de se positionner comme actrice de la reprise du lien social, convaincue par l’idée que le sport peut et doit contribuer à la bonne remise en marche de la société.
Plus encore dans pareil contexte, les clubs auront un rôle majeur à tenir pour assurer cette mission qui dépasse le seul cadre sportif. La Fédération Française d’Athlétisme entend ainsi apporter à l’ensemble de ses 2 485 clubs les moyens et outils nécessaires à leur reprise d’activité et au bon accomplissement de cette mission d’envergure.
La FFA travaille avec plusieurs acteurs sur un dispositif d’optimisation de la licence 2020 ainsi que la mise en place d’un fonds de solidarité pour les accompagner dans cette relance d’activité.
« Nous voulons contribuer à l’après-confinement en animant nos clubs et notre communauté, en proposant une autre façon de consommer l’athlétisme, explique André Giraud. Je dis souvent que dans toute crise il y a une opportunité. En l'occurrence ici, une opportunité pour la population de mieux prendre soin d'elle-même. On n’a, en effet, jamais vu autant de personnes se mettre à la pratique de la course ou de la marche que depuis cette période de confinement. Les outils de coaching sportif à domicile que nous diffusons pour toutes les catégories d’âges depuis le début de la crise rencontrent d’ailleurs également un grand succès. Il est désormais de notre devoir, en tant que fédération délégataire de service public, de permettre à ces nouveaux pratiquants de pérenniser leur pratique et de profiter sur le long terme des bienfaits de l’activité physique, pour le corps, l’esprit, et le lien social. Nous sommes en effet persuadés que les personnes vont vouloir se retrouver, partager du lien après ces longs moments d’isolement. Toutes nos structures déconcentrées (nos clubs, mais aussi nos comités départementaux et nos ligues régionales) sont là pour les y aider. La famille de l’athlétisme doit rester unie afin que notre sport puisse jouer à plein son rôle de locomotive lorsque viendra l’heure de prendre un nouveau départ. Si aucune fédération ne va sortir indemne de cette crise, nous avons la volonté d’aller de l’avant et de réinventer l’athlétisme de demain. »