La première édition du UTMB Nice Côte d'Azur s'est conclut aujourd'hui sous un soleil radieux revenu dans le ciel des Alpes Maritimes, après une deux premières journées de course très humides.
Tout avait débuté par l'arrivée du 100miles, hier à la mi-journée. A seulement 22 ans, Hugo Deck a remporté cette première édition du 100 miles du Nice Côte d'Azur by UTMB, en passant juste sous les 24 heures, pour boucler le parcours de 165km et 8900 m D+ en 23h59 :18.
L’ancien basketteur a conjuré le sort de son abandon lors de la dernière TDS autour du Mont blanc en août dernier, pour réussir son baptême du feu sur la distance mythique du 100 miles.
Avec 332 autres concurrents, le Varois s’était élancé vendredi à 13 heures depuis Auron pour une longue aventure au cœur du Parc du Mercantour. Juste Raimbault, 4e de l’UT4M l’été dernier, fut le premier à se mettre en évidence au coeur des forêts de l’arrière-pays niçois, avant de céder la tête de course à l’expérimenté Jérémie Marin.
Hugo Deck effectuera une bonne descente vers Isola 2000 (1500m D-) pour prendre la tête de l’épreuve, et plonger dans la nuit froide en compagnie de Marin. Dans les grandes prairies du Mercantour plongées dans le brouillard, les deux hommes auront parfois eu des difficultés à détecter les rubalises, les deux coureurs de tête s’offrant un petit jeu d’orientation pour l’occasion.
Au petit jour ce matin, Hugo Deck avait pris un ascendant de 40 minutes, alors que Jérémie Marin souffrait d’ampoules aux pieds. Un intervalle qui n’allait plus jamais baisser jusqu’à la ligne d’arrivée, permettant ainsi à Hugo Deck de dépasser sereinement le cap des 160km, et de pouvoir profiter sur la dernière portion de course menant aux berges de la Méditerranée, où, en moins de 24 heures, le Varois d’adoption s’offrait sa plus belle victoire.
Unanimité sur la beauté et la difficulté du parcours
« Ce parcours était incroyablement technique et exigeant. Cette nuit, avec le brouillard, on n’y voyait plus rien par endroit » expliquera le vainqueur sur la ligne. « Mais il y a de tout sur ce parcours, et surtout des cailloux, qui font mal aux jambes. J’ai eu des moments faciles, et un long passage à vide au niveau du Mont Ferion. 165km, ça finit par faire mal aux jambes, et je trouve que je finis cette course plus comme un finisher que comme un vainqueur » rigolera l’élancé membre du team Adidas Terrex. « En tout cas, Jérémie m’a fait douter très longtemps durant cette journée, et on s’est offert une belle bataille pendant un long moment ».