Impossible d’être passé à côté de l’information. Il y a une semaine, Aurélien Sanchez a remporté le Barkley Marathons 2023, dans une édition exceptionnelle avec trois finishers. Nous lui avons passé un coup de fil pour qu’il revienne sur cette course d'anthologie.
Recueilli par Killian Tanguy
Le coup de fil à Aurélien Sanchez
Aurélien, que s’est-il passé durant ces 7 jours ?
« J’ai profité avec mes proches. Ma chérie Lucille, ma famille, mes amis. Ils m'ont tous suivi et là-bas, j'étais un peu dans une bulle. Quand j’ai atterri à l'aéroport au retour, ils étaient tous là. C'est génial, je profite avec eux. Et évidemment, il y a eu un tourbillon de sollicitations médiatiques pour que je parle de ma course. C’est une semaine un peu particulière où je réalise ce que j’ai fait et où je partage cela avec mes proches et les autres. »
As-tu déjà récupéré de l’effort ?
« Oui, plutôt bien. J’ai une petite pointe au genou droit, mais rien de grave. Je me sens vraiment bien, c'est incroyable. Je pense que je suis prêt à redémarrer bientôt le sport ! »
Ça doit être une fierté d’avoir terminé, non ?
« Oui, évidemment. C'est une grande fierté. Ça fait 6 ans que je voulais participer à la course. Et rien que de la courir, c’était un rêve éveillé. Je prenais plaisir à faire partie de la communauté, de ses légendes et de son histoire. Et en plus finir avec le scénario qu'on connaît, c'était encore plus incroyable ! »
Comment vit-on psychologiquement une course qui se dit être interminable ?
« On l’a fait avec beaucoup d’humilité et de recul. Il faut se dire qu’elle est interminable, et qu’il ne faut pas trop se mettre la pression et juste se donner les moyens d’avancer un pas après l'autre. On se fait un petit plan de route, entre guillemets, en essayant de faire la première boucle en 9h30, la deuxième en 21 heures, etc., en s’alimentant et en s’orientant. On prend les choses étape par étape, comme elles viennent. Il ne faut pas voir la finalité, mais se dire que si on fait les choses correctement, on verra où ça nous mène. Et finalement, on se rend compte qu’elle n’est pas si interminable que ça et qu’il y a toujours quelques coureurs qui la finissent. »